Pourquoi le chiffrement seul ne suffit pas
Selon une étude Sophos de 2025, les attaquants ont tenté de compromettre les données de sauvegarde dans 94 % des attaques par ransomware, et 57 % de ces tentatives ont réussi. [1] L'infrastructure sur laquelle la plupart des équipes comptent pour la restauration est généralement la première cible des cybercriminels, alors que les contrôles censés la protéger se révèlent souvent insuffisants face à une attaque.
Le chiffrement en est un exemple. Il rend les données illisibles pour un voleur qui en dérobe une copie, mais il n'empêche en rien leur suppression ou leur écrasement. Un attaquant disposant d'identifiants valides peut effacer des sauvegardes chiffrées aussi facilement que des fichiers en clair.
Il en va de même pour les contrôles d'accès. Ils donnent accès à quiconque présente des identifiants valides : un identifiant volé ou obtenu par hameçonnage est donc traité comme autorisé. L'attaquant dispose alors du même pouvoir de modifier ou de supprimer les sauvegardes qu'un administrateur légitime.
Des sauvegardes correctement sécurisées doivent bénéficier de l'immuabilité absolue (Absolute Immutability), afin que même l'administrateur le plus privilégié ou un attaquant ayant accès au stockage de sauvegarde ne puisse ni modifier ni supprimer les données de sauvegarde. C'est le meilleur moyen de garantir la restauration et un retour à la normale aussi rapide que possible, et cela répond pleinement aux attentes de la FINRA, de la HIPAA, de NIS2, de DORA, du Cyber Security and Resilience Act britannique et des réglementations similaires, ainsi qu'à celles des assureurs cyber.